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Customer support operations

Gérer les informations contradictoires dans les échanges avec les clients

Quand le message d’un client, les données de son compte et les notes antérieures ne concordent pas, une méthode de travail proposée peut aider à repérer le désaccord, clarifier l’essentiel et consigner la suite, dans le respect des règles de votre organisation.

Un opérateur du support compare le message d’un client aux détails de son compte et à une conversation antérieure

Commencez par nommer le désaccord

Les informations contradictoires dans les échanges avec les clients peuvent apparaître dans leur message actuel, les données de leur compte, une conversation antérieure ou un dossier interne. Examiner les échanges passés peut aider à comprendre comment un désaccord s’est développé, mais ne permet pas de déterminer à lui seul si un détail est toujours exact.

Les repères ci-dessous constituent une méthode de travail proposée, et non une procédure universelle. Faites-les valider par votre organisation et appliquez ses règles, notamment en matière d’authentification, de confidentialité et de vérification.

Décrivez la divergence de façon neutre avant de décider de la suite. Par exemple : « Le message actuel indique une adresse de livraison, tandis que le dossier du compte en indique une autre. » Cette formulation centre la discussion sur les éléments qui diffèrent, sans laisser entendre que quelqu’un se trompe ou est en faute.

Laissez le client exprimer son point de vue et, si nécessaire, redirigez la conversation avec tact vers le détail précis qui influe sur l’étape suivante.

  • Repérez précisément le détail qui diffère : une date, une adresse, une préférence, un statut ou un accord antérieur.
  • Distinguez ce que le client déclare actuellement de ce qui figure dans un dossier, sans les fusionner en un seul fait présumé.
  • Demandez-vous si le désaccord influe sur le résultat demandé ou s’il s’agit seulement d’un élément de contexte.
Commencez par nommer le désaccord

Distinguez ce qui est connu, contesté et à vérifier

Pour organiser l’examen d’un désaccord, une grille en trois catégories peut être utile : ce que la conversation permet d’établir clairement, les points sur lesquels les sources divergent et ce qui reste à vérifier. Cette proposition vise à rendre l’incertitude visible, sans transformer un détail incertain en fait établi.

Une déclaration a pu être exacte à un moment donné et peut ne plus l’être aujourd’hui. Dans le cadre de cette méthode, traitez les dossiers comme des informations à examiner, plutôt que comme une confirmation automatique de la situation ou de l’intention actuelle du client.

  • Connu : les informations cohérentes et pertinentes pour la demande.
  • Contesté : les informations pour lesquelles le message actuel du client et un ou plusieurs dossiers ne concordent pas.
  • À vérifier : les détails qui pourraient influer sur l’étape suivante, mais qui n’ont pas encore été confirmés.
  • Sans incidence apparente : les divergences qui ne semblent pas liées à la demande ; évitez d’aborder ou de recueillir des informations supplémentaires sans raison.
Distinguez ce qui est connu, contesté et à vérifier

Examinez l’origine, la date et la pertinence des sources

Pour comparer des informations contradictoires, vous pouvez vous appuyer sur quelques repères de discussion : leur origine, leur date et leur pertinence pour la demande. Cette grille est une suggestion opérationnelle, à adapter aux vérifications et aux procédures de votre organisation ; elle ne désigne pas une source comme prioritaire dans tous les cas.

Par exemple, un message récent du client peut préciser son intention actuelle, tandis qu’un dossier de compte peut concerner un détail précis du compte. Une conversation antérieure peut aider à comprendre comment une décision a été prise, même si la situation a pu évoluer. Vérifiez, selon les règles applicables, si la source est directe, si elle porte sur la même personne ou le même sujet et si des informations plus récentes sont disponibles.

Si plusieurs sources restent plausibles et que la divergence est importante, envisagez de laisser le point en suspens jusqu’à ce qu’il soit vérifié selon la procédure de votre organisation. Évitez de présenter une déduction comme un fait confirmé.

  • Origine : qui a fourni l’information ? A-t-elle été observée directement ou reprise d’une autre source ?
  • Date : quand l’information a-t-elle été confirmée ou consignée, et a-t-elle pu changer depuis ?
  • Pertinence : concerne-t-elle ce client, cette demande et la décision envisagée ?
  • Cohérence : une autre source actuelle confirme-t-elle cette information ou la contredit-elle ?
  • Règles applicables : votre organisation précise-t-elle les éléments à vérifier pour ce type de décision ?

Demandez seulement la précision utile pour la suite

Si la réponse du client peut résoudre une divergence importante, vous pouvez poser une question concise et neutre. Avant de communiquer un détail de compte, suivez la procédure d’authentification de votre organisation. Expliquez pourquoi la précision est nécessaire et ce qui pourrait se passer une fois le point clarifié. Évitez de demander au client de répéter une information déjà claire ou de fournir des renseignements sans lien avec la demande.

Après les vérifications requises et si les règles de votre organisation permettent de mentionner les détails concernés, vous pourriez demander : « Quelle adresse devons-nous utiliser pour cette demande ? » Si la réponse ne suffit pas à régler la question selon la procédure applicable, expliquez l’étape de vérification prévue plutôt que de demander au client de deviner ce que le dossier devrait indiquer.

Si le client est contrarié, laissez-le expliquer ce qui s’est passé, reconnaissez sa préoccupation et revenez avec tact au détail qui reste à clarifier. Gardez un ton respectueux et ne présentez pas le désaccord comme un manque d’honnêteté.

  • Posez une question sur un seul point contesté à la fois, si cela convient à la situation.
  • Après authentification, énoncez la divergence sans révéler inutilement des détails du compte.
  • Ne demandez des renseignements sensibles que si la procédure de votre organisation l’exige, et utilisez alors le canal approuvé et sécurisé prévu à cet effet.
  • Si la réponse n’est pas claire, envisagez une question de suivi plus précise ou la procédure de vérification applicable.

Envisagez de suspendre les actions dépendant d’un point non résolu

Comme mesure de prudence à faire valider par votre organisation, envisagez de suspendre une action importante ou difficilement réversible si elle dépend d’un détail contesté. Vous pouvez expliquer au client ce qui est en attente, pourquoi et quelle vérification est prévue. Lorsque cela convient, les volets de la demande qui ne dépendent pas de l’information contestée peuvent être traités séparément.

Pour les décisions liées à l’accès à un compte, aux paiements, aux données personnelles, à la sécurité ou à d’autres conséquences importantes, suivez les procédures approuvées par votre organisation. N’improvisez pas de critères de vérification et ne contournez pas un examen requis pour faire avancer la conversation.

  • Poursuivez si la divergence n’influe pas sur l’action envisagée et que les règles de votre organisation le permettent.
  • Demandez une précision si le client peut lever l’incertitude et si sa réponse suffit pour passer à l’étape suivante selon la procédure applicable.
  • Envisagez de suspendre l’action et de vérifier les informations si les conséquences sont importantes, si les sources restent incertaines ou si une vérification requise n’est pas terminée.
  • Transmettez le dossier si les règles ne sont pas claires, si les sources continuent de se contredire après vérification ou si vous n’êtes pas habilité à trancher.

Consignez la source et la résolution

Pour faciliter la continuité du traitement, une note concise peut indiquer ce qui divergeait et pourquoi l’équipe a poursuivi, suspendu ou transmis le dossier. Comme pratique proposée à valider par votre organisation, elle peut préciser la source et le contexte des informations pertinentes, les précisions apportées par le client, les vérifications effectuées et la décision prise ou la question qui reste en suspens.

Limitez la note aux éléments nécessaires pour expliquer la suite. Évitez les suppositions, les termes qui portent un jugement et les détails sensibles superflus. Si un dossier obsolète doit être corrigé, suivez la procédure approuvée et distinguez la correction des informations historiques qui y ont conduit.

Dans webchat.vip, les équipes disposent de journaux de conversation et d’étiquettes, et peuvent consulter des rapports exportables. Ces éléments peuvent contribuer à l’examen et au suivi des échanges ; suivez les règles de votre organisation pour choisir où consigner les détails de la résolution. Un journal de conversation ne remplace pas nécessairement la correction d’un dossier de compte.

  • Éléments en désaccord : indiquez les sources concernées et la divergence précise, si cela est nécessaire.
  • Vérifications effectuées : consignez la source pertinente ainsi que son contexte ou son statut de vérification.
  • Élément ayant permis de trancher : indiquez, le cas échéant, la précision du client ou la vérification approuvée.
  • Suite à donner : notez la décision, le responsable ou la transmission nécessaire selon la procédure.
  • Point en suspens : signalez toute incertitude non résolue au prochain opérateur.

Envisagez une méthode d’équipe cohérente

Des divergences récurrentes peuvent être l’occasion d’examiner les procédures de l’équipe : par exemple, vérifier si certains dossiers sont régulièrement obsolètes, si un champ est interprété différemment ou si les étapes de vérification sont peu claires. Ce sont des pistes à explorer, et non des explications systématiques des désaccords.

Une boîte de réception partagée pour WebChat et WhatsApp peut aider les équipes à coordonner les conversations. Les équipes peuvent organiser les opérateurs, les départements, le routage, les horaires, les modèles et les étiquettes. Les flux automatisés peuvent envoyer des messages et des fichiers, recueillir des réponses validées, suivre différentes branches, transférer des demandes et les confier à des personnes. Définissez l’objectif de chaque étape automatisée et prévoyez l’intervention d’une personne lorsqu’un jugement ou un examen au regard des règles de l’organisation est nécessaire.

  • Précisez les sources ou vérifications applicables aux décisions courantes ; évitez de créer une hiérarchie universelle si les situations diffèrent.
  • Donnez des exemples pour aider les opérateurs à déterminer quand poursuivre, suspendre le traitement ou transmettre un dossier.
  • Proposez un modèle court pour consigner le désaccord, la vérification et le résultat.
  • Examinez les journaux de conversation et les données analytiques opérationnelles pour repérer des situations récurrentes, puis déterminez si les consignes ou procédures méritent d’être révisées.
  • Orientez les cas non résolus ou sensibles au regard des règles vers un responsable d’équipe ou un spécialiste désigné ; si la marche à suivre n’est pas claire, demandez conseil avant une action ayant des conséquences.
  • Réexaminez les consignes lorsque l’équipe observe des dossiers souvent obsolètes ou des décisions incohérentes.

Questions fréquentes

Un dossier interne doit-il avoir priorité sur ce que dit le client aujourd’hui ?

Pas automatiquement. Comme repères de travail proposés, examinez l’origine, la date et la pertinence du dossier, ainsi que son lien avec la demande actuelle. Si la divergence est importante et reste non résolue, suivez la procédure de votre organisation avant d’agir.

Que faire si les déclarations du client et les informations du compte ne concordent toujours pas ?

Suivez d’abord la procédure d’authentification de votre organisation avant de communiquer des détails de compte. Vous pouvez ensuite exposer la divergence de manière neutre et poser une question précise si le client peut la résoudre. Si une vérification est nécessaire, appliquez la procédure approuvée ; envisagez de suspendre une action importante qui dépend du point non résolu et demandez conseil si les règles ou votre autorité ne sont pas claires.

Que peut contenir une note de passation ?

Selon les règles de votre organisation, elle peut préciser la divergence, les sources et leur contexte, les vérifications effectuées, la décision ou la question en suspens, ainsi que le prochain responsable ou la prochaine étape. Restez factuel et limitez-vous aux informations nécessaires à la continuité du traitement.

Un flux automatisé peut-il résoudre des informations contradictoires sur un client ?

Un flux automatisé peut recueillir des réponses validées, suivre différentes branches, transférer une demande et la confier à une personne. Il peut servir à des étapes définies, mais faites examiner le dossier par une personne lorsque les informations se contredisent, qu’un jugement est nécessaire ou que les règles de l’organisation imposent un examen.

Sources et lectures complémentaires

Références primaires et reconnues utilisées pour vérifier la base factuelle de ce guide.

  1. Customer Service Conflict Resolution: Master Conflict Resolution for Exceptional Customer Service — Voiso
  2. A customer service guide to conflict resolution — Zendesk
  3. 12 tips for conflict resolution in customer service — Talkdesk